Fiction apocalyptique

Spinoza encule Hegel, c’est un roman de Jean-Bernard Pouy écrit en 1979. Un road trip amphétaminé sur fond de fin du monde. Un Mad Max sur les routes de France. Quand l’ultraviolence rencontre la philosophie, âmes sensibles s’abstenir !

spinoza

 » Moi, Julius Puech, qui suis-je à présent ? Eh bien je suis la tête pensante et le nerf de guerre de la FAS. Je règne, dérisoire et dangereux sur dix individus de sexe mâle, pareillement haineux et suicidaires. Animés par la grande intelligence de ceux qui roulent au bord du ravin gris de la mort éventuelle, nous philosophons avec la gloire éphémère, en accord avec le monde qui nous entoure. Là, dans le Magirus, comme la route est droite, silencieux dans ma tête, je vais essayer de me souvenir. Ces hégéleux de merde, ils souffriront encore plus si j’essaie de me rappeler pourquoi nous leur cavalons après, sur cette poussière, sur ce goudron mou qui longe les champs d’épandage. Autour de nous flotte l’odeur de la penicilline et du staphylocoque en rut. « 

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